En tant qu’auditeur fidèle de France Inter depuis quelques années, j’ai été très sincèrement contrarié par l’annonce du départ de deux des chroniqueurs que j’écoutais quotidiennement avec énormément de plaisir.

La question n’est pas de savoir si Stéphane Guillon et Didier Porte sont drôles ou pas (personnellement, je dois bien avoué qu’ils m’ont beaucoup fait rire dans leurs chroniques respectives, pas toujours certes, mais dans la grande majorité des cas). Les faits sont les suivants : La matinale de France Inter (dans laquelle officiaient les deux humoristes) représente 3,5 millions d’auditeurs (en audience cumulée). Nicolas Demorand (maitre de cérémonie de la matinale) à annoncé son départ (volontaire) de l’antenne pour des raisons personnelles alors qu’il avait été à l’origine d’une augmentation de 300 000 auditeurs en quatre ans. Bien que Radio France ne soit pas soumise aux même impératifs financier que les radios privées, l’objectifs d’un média est, me semble-t-il, d’être écouté (vu ou lu) non ? Alors quel chef d’entreprise digne de ce nom prendrait le risque de se passer de deux éléments clairement appréciés d’une partie du public (sinon ils n’auraient pas terminé la saison) dans la situation de crise causée par le départ de Nicolas Demorand ? Les caprices de « l’actionnaire majoritaire » (comme s’amusait à l’appeler l’un des deux chroniqueurs) doivent-ils être systématiquement respecter au risque de mettre en péril les chiffres d’audience ?

Et d’ailleurs, l’actionnaire majoritaire, n’est-ce pas finalement le citoyen qui paye consciencieusement sa redevance annuel ? Celui-ci s’est-il manifesté autrement qu’en écoutant régulièrement cette émission ? Encore des faits : L’un des deux humoristes à évoqué l’idée de sodomiser le chef de l’état (et il s’en est excusé à plusieurs reprises), c’est ce que font les humoristes, ils se moquent du pouvoir, c’est comme ça depuis toujours, et parfois ce n’est pas très classe. Le second relevait méticuleusement les abus d’un gouvernement constitués entre autre de racistes et d’homophobes, il s’amusait des histoires de moeurs de certains. Il n’inventait rien, il commentait en y ajoutant de l’humour des faits divers de la vie politique française. Encore une fois, c’est ce que font les humoristes, ils font rire… Et pour avoir oser faire ça, ils sont licenciés. C’est quand même le comble d’engager des humoristes et de les virer parce qu’ils font rire. Ah… oui mais non, c’est vrai, l’actionnaire majoritaire lui, il ne trouvait pas ça drôle. Les chiffres, l’actionnaire majoritaire, il n’y porte pas beaucoup d’attention finalement (ce qui, étant donné sa fonction quand il ne s’occupe pas de remodeler le paysage audiovisuel française, pourrait être inquiétant non ?).

Encore des faits, ce qu’on reproche à nos deux chroniqueurs, ce n’est pas d’avoir été drôle (et donc de remplir leurs obligations professionnelles) c’est d’avoir été blessant. Un homme politique peut être raciste, il peut tromper sa femme, annoncer lors de son mariage qu’il ne jurera pas fidélité… mais si vous lui répétez à l’antenne, la pauvre petite chose se froise. Dur métier que la politique.

Un dernier fait, pour la route : Après que monsieur Vanneste (député UMP) ait pris la parole à l’Assemblée Nationale le 7 décembre 2004 pour y annoncer que « le comportement homosexuel est une menace pour l’humanité », plusieurs associations ont porté plainte à juste titre. Le premier jugement à été en faveur des associations mais il a été annulé par la cours de cassation quelques années plus tard. A ce moment, de nombreux intellectuels bien pensants ont évoqué « une formidable nouvelle pour la liberté d’expression, pour la démocratie… » et ce n’était tristement pas ironique. Monsieur Vanneste est encore député UMP à ce jour, son appartenance au parti n’a aucunement été remise en question par Monsieur Sarkozy qui était président de l’UMP au moment des faits. Quand un membre de l’UMP insulte outrageusement une partie de la population (qui contribuent a payer son salaire) c’est de la liberté d’expression, quand un humoriste fait son métier et fait rire son public en se moquant d’un politicien par jour, il se fait licencier via une intervention (non assumée) d’un homme qui semble-t-il n’a pas très bien compris qu’il avait été élu pour servir le peuple et non pour utiliser les services public comme un outil de propagande.

 

Update (28/06) : Pour ceux que ça intéresse : La fanpage « Soutien à Stéphane Guillon et Didier Porte » et la pétition « Pour une radio publique indépendante » (je ne crois pas aux pétitions, mais je l’ai signé par principe).

Ca fait déjà quelques semaines que j’avais pris une nuit blanche soirée pour offrir à ce blog un petit relooking. En dehors d’un tout petit problème de compte FTP (merci à Pierre, mon gentil hébergeur, pour avoir régler le problème rapidement) tout était fin prêt pour la mise à jour, mais je repoussais tous les soirs, effrayé à l’idée que j’allais y passer la nuit. J’avais bien tord, ce que j’imaginais comme une migration relativement pénible d’un très très vieux WordPress à la v3 à été fait en une dizaine de minutes. Ma version de dev n’était pas tout à fait à jour et 3 clics (et quelques secondes) plus tard me voilà sur la nouvelle version. Vraiment chapeau à l’équipe de WordPress pour toujours fournir un outil aussi aussi riche, agréable à utiliser et si simple à mettre en place (le tout gratuitement !). Pour ceux qui pensent toujours que WP est uniquement un outil de blog, j’en profite pour vous inviter à consulter le site produit du Palm pour SFR que j’ai eu l’occasion de produire dernièrement avec mon agence Direct Interactive et en collaboration avec l’agence Word Appeal, le tout entièrement réalisé grace à Word Press (et un petit paquet d’extensions, j’avoue :-) ).

Il me reste encore sans doute quelques corrections IE à apporter à ce nouveau design, en espérant qu’il me redonne un peu d’inspiration pour mettre des articles dans ce énième template…

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui c’est avec un billet court (mais avec plein de gros mots) que je souhaite vous parler de l’excellente initiative du site epicurious.  En soit ce site communautaire d’amateurs de bonne cuisine n’a rien de bien exceptionnel, agréable à utiliser certes, il est joli aussi et propose de bien belles applications Iphone et Ipad, rien a dire… mais pas de quoi déclencher l’écriture d’un billet. Ce que j’adore par contre, c’est la PUTAIN d’initiative de buzz viral de mes ******** qui déchire. What the fuck should I make for diner est juste une putain de bonne idée ! Pourquoi ?

1) Tout le système est basé sur un flux RSS provenant du site epicurious (les données existents déjà, pas d’animation à prévoir)

2) Le site propose un véritable service, qui ne s’est jamais posé la putain de question « mais qu’est ce que je vais bien pouvoir faire à bouffer ce soir ? ». En plus de ça, si vous n’aimez pas la putain de recette qu’on vous propose (ou que vous êtes un putain de végétarien) vous n’avez qu’a le dire (dans ces termes, en anglais dans le texte) pour qu’on vous en propose une autre.

3) Et… c’est évidement la que c’est génial : Il dit des gros mots, et avec humour ! (ce qui, juste après les photos de chats qui font des choses ridicules, est clairement ce qui occupe le plus les êtres inanimées aux yeux globuleux que nous sommes devant nos ordinateurs personnels le soir en sortant du bureau).

Résultats ? Un nom de domaine déposé le 23 Avril dernier (je n’ai pas la date précise de l’ouverture du site, mais il n’a donc pas beaucoup plus d’un mois) et déjà environs 200 liens référencés dans Google et plus 11 000 personnes fan sur Facebook.

Moi je dis, Fucking good Idea ! Et je vais me faire un FUCKING BUFFALO BURGERS WITH PICKLED ONIONS AND SMOKY RED PEPPER SAUCE Bon ap’.

Edit : Et juste pour noter que les fans s’y mettent avec un malin plaisir, voici un des commentaires du mur de « What the fuck should I make for diner (the website) » :

I was having some fucking dinner when all the sudden I realized something was fucking wrong: If you don’t eat your fucking meat, how can you have any fucking pudding? How can you have any fucking pudding if you don’t eat your fucking meat? Fucking repeat that a few times and you are actually singing a fucking Pink Floyd song.

I like ;-)

Les 404 d’Arte

01/03/2010
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Jean-Marc Hardy a posté récement un billet sur la page 404 du site webdoc d’Arte qui exploite cet espace pour y faire de la promotion.

L’idée est très intéressante, même si en principe on devrait faire en sorte que les visiteurs rencontrent le moins souvent possible une page 404. Autant exploiter le fait qu’ils peuvent y atterrire d’une manière ou d’une autre en y faisant un peu de promotion. Ca manque un peu d’explication à mon goût cependant, il ne faut jamais perdre de vu que l’utilisateur qui arrive sur une page d’erreur était dans un processus de navigation qui a été interrompu et essayer de lui donner tous les outils pour reprendre sa navigation le plus sereinement possible. Mais tout de même, belle idée, du coup je suis aller voir ce que faisait Arte sur ses autres sites.


Arte Pro et Arte boutique… un peu déçu, aucune page 404 configurée, le navigateur prend le relai en me proposant une recherche Google. Quand au blog, ils renvoient simplement vers la page d’accueil (la je me retiens, mais c’est fou ce que ça m’énerve quand ils font ça).


Le site principal (arte.tv) joue la carte culturelle, et j’avoue qu’étant donné l’annonceur, l’idée est séduisante. Ils proposent à des artistes de « squatter » la page 404 en proposant une création originale. Il semble cependant ne pas avoir beaucoup de suggestions à ce jour. Une petite opération de communication (facebook, twitter, etc…) pourrait être intéressante et générer un mini buzz à moindre coût. J’ajouterais quand même un petit brief à l’attention des créatifs ou une page complétée par des fonctions « de base » pour une page 404. Parce que même taguée par le meilleur des grapher New Yorkais ou Berlinois, l’expression 404 ne parle toujours pas au commun du mortel, encore moins quand il est perdu.


Arte VOD est nettement moins amusé par le concept et nous parle d’erreur applicative (oui oui parfaitement mon bon monsieur, applicative l’erreur, ça vous aide a retrouver votre chemin ? Non ? Et bien passez le, votre chemin, ici il n’y a rien a voir, si ce n’est quelques bonne vielles erreurs applicatives, non mais ! Vous vous attendiez a quoi ? A de la photographie contemporaine suédoise ? Il faut pas croire mais il y’en a qui on un vrai boulot chez Arte hein ! Allez zou, j’ai une erreur applicative a corriger moi. )


Et enfin, Arte Radio, mon chouchou (pas pour la page 404, mais pour le concept même du site que j’adore) est le bon élève de la classe en proposant une gentille petite page 404 des familles. Un brin light peut être, mais elle vous renvoi en douceur sur le site pour écouter de nouveaux morceaux de vie comme il savent si bien les faire (ils nous parlent même d’accessibilité, sont-ils pas mignons, moi qui croyait que c’était passé de mode l’accessibilité, tellement pas 2.0, tellement pas Ipad tout ça tout ça).


Une marque, 6 façons différentes de répondre aux utilisateurs perdus sur leurs sites… dont certaines plutôt austères. Dommage que le sujet ne passionne pas les foules, ils tiennent quelque chose d’intéressant avec la promo et le concours, en poussant un peu la démarche ils pourraient facilement monter une belle petite opération. Humm… allo Arte ? Ich bin ein Projektchef…heu… Ich kann Ihnen helfen :-) Naaa, ça va pas le faire…

Une petite note rapide pour signaler à mes rares lecteurs que MacHeist propose (pour encore 2 jours) de télécharger gratuitement le petit utilitaire Squeeze. Ce petit soft permet d’exploiter la nouvelle technologie de compression HFS mise en place avec l’arrivée de Snowleopard. Il tourne en fond de tache, ne ralenti ni les accès disque, ni les application et ne compresse que les répertoires que vous lui demandez de compresser… Depuis hier, j’ai déjà gagné 2,53 Go et quand on passe son temps à faire de la place sur son disque… c’est beaucoup.

Bon ok, c’est pas le plan du siècle, si vous aviez du l’acheter, vous ne l’auriez payé que 9$95 certes… mais l’acte d’achat est quand même plus facile quand c’est gratuit non ? :-)

Il y’a déjà quelques semaines, j’ai été faible, j’ai cédé à la tentation de m’acheter un Kindle. Voilà c’est fait, on en parle plus. Je l’utilise donc avec grand plaisir quasiment tous les matin et tous les soirs durant mon cours trajet en métro pour aller et revenir du travail (malheureusement je ne m’accorde pas beaucoup d’autres moments pour lire en ce moment).

J’arrive presque à la fin de mon tout premier achat sur le Kindle, j’ai donc pensé que c’était le bon moment pour faire un petit retour d’expérience sur l’utilisation du nouveau joujou.

Tout d’abord j’anticipe la question que P. va sans doute me poser si on arrive a se croiser pendant mes prochaines vacances à Toulouse : Mais pourquoi tu n’as pas attendu l’Ipad ? Pour tout un tas de raison en fait. Je voulais un appareil pour lire, je passe déjà une partie complètement déraisonnable de mon temps à faire face un écran, je souhaitais un appareil qui exploite l’encre électronique, d’une part pour me fatiguer les yeux une peu moins vite, d’autre part pour pouvoir sortir le jouet en plein soleil (dés qu’il sera de retour (le soleil, pas P.)) au beau milieu du jardin du Luxembourg sans avoir à plisser les yeux pour y voir quelque chose. Aussi, parce l’Ipad ne correspond pas complètement à ce que j’en attendais. Comprenez moi bien, la machine en elle même m’a l’air fabuleuse et très bien pensée, mais le système d’exploitation, c’est une autre paire de manche. En bon capitaliste assumé que je suis, je ne peux que m’incliné devant le modèle économique de l’AppStore, car si on enlève les frais de fonctionnement interne chez Apple pour valider et héberger les applications et la part reversée aux développeurs, les bénéfices engendrés par la vente des applications doit être considérable (Apple ne communique malheureusement pas ses chiffres dans ce domaine, mais gameloft annonce 17,6 millions d’euros de vente sur la plateforme en 2009, et il ne s’agit la que d’un éditeur parmi tant d’autre).  En tant qu’utilisateur par contre… j’ai un point de vue un peu différent. Cela ne me pose aucun problème d’acheter des applications (je le fais régulière pour mon mac), j’ai pas non plus de soucis sur le fait qu’Apple se serve au passage (sur le coût unitaire d’une application, l’impact est insignifiant), ce qui me dérange c’est qu’Apple sélectionne à ma place les applications que je pourrais faire tourner sur MA machine. Interdisant par exemple la possibilité de lire du Divx…Hou le méchant format de pirate… Oui enfin c’est aussi le meilleur encodage vidéo (rapport qualité / poids) disponible actuellement, ou d’utiliser tel ou tel client de messagerie instantané, etc… J’imagine bien les mauvaises langues me répondre que moi choix est motivé par l’interdiction de diffuser des applications pornographiques sur l’Ipad, je n’en suis pas la, mais après tout, si il s’agit bien de mon périphérique que j’ai acheté (et non d’une location apple) je ne vois pas pourquoi on m’interdirais l’accès a des applications de ce type ou de tout autre. Bref… tout ça pour dire que le concept de l’Ipad pourrait bien me tenter, mais uniquement le jour ou il sera distribué (peut être plus cher) avec un vrai OS d’adulte responsable, et que je pourrais bénéficier de l’immense choix d’application mac disponible aujourd’hui (ne serait ce que le player flash).

Pour en revenir au Kindle donc, la première impression est très positive, mais j’avoue que certains points restent frustrants. Commençons par les très bons points. L’appareil est très léger, très maniable, plutôt réactif. Le changement de « page » peut paraitre un peu étrange au début (l’encre se dissout sous vos yeux pour faire disparaitre la page avant d’en créer une nouvelle) mais on s’habitue très vite. La manipulation est un peu dérangeante au début (surtout quand on est habitué aux interfaces tactiles) mais la aussi, on se fait très vite à l’utilisation des quelques boutons et a leurs fonctions respectives. J’ai ajouté un étuis lors de l’achat pour m’assurer qu’il soit bien protégé dans mon sac, je le ne le regrette pas du tout, ça évite de se poser trop de question quand j’arrive a ma station de métro, je l’éteint, ferme l’étuis et le jette dans mon sac sans y regarder a deux fois. L’appareil semble robuste et resistant, je doute qu’il s’abime à force de maltraitance comme le ferais très rapidement un livre.

L’option wireless est un plus non négligeable, je n’ai pas encore pris d’abonnement à un périodique, mais l’idée me plait bien, j’y viendrais sans doute rapidement (je trouve un peu frustrant que les abonnements dépendent du pays de résidence cependant). Mais au delà de la « livraison » de périodique, l’option wireless permet de surfer sur wikipédia, sur la boutique d’Amazon pour acheter en direct ou télécharger gratuitement les premiers chapitres d’un livre avant même de l’acheter. Le téléchargement est rapide et la zone de couverture semble être satisfaisante (habitant à paris, le contraire aurait été choquant).

L’autonomie semble juste épatante, en particulier en désactivant la fonction wireless (bien qu’en ce moment je ne sois pas un grand lecteur, reste que le niveau de la batterie n’a quasiment pas bougé depuis le premier chargement). La taille de l’écran est satisfaisante (pour des format ebook, un peu moins pour des pdf), d’autant qu’on peut augmenter la taille des caractères et changer l’orientation de l’écran. Les fonctions de prises de notes, de surlignage ou de marque page sont bien pensées et rapide a prendre en main (et elles s’avèrent bien plus utile que sur un livre traditionnel, j’y reviendrais). Je n’ai pas trop utilisé le synthétiseur vocal, mais j’ai quand même été agréablement surpris par la qualité (bien qu’il ne fonctionne uniquement sur des textes anglais). Au delà du format propriétaire Amazon (azw) il est capable d’afficher tout un tas d’autres formats (txt, pdf, mobi sans protection, prc, mp3, audible). La fonction dictionnaire est tout simplement géniale, le New Oxford American Dictionary est livré en standard, sélectionnez n’importe quel mot de la page en cours de lecture et le kindle vous affiche le début de la définition sans quitter la page. J’ai cru comprendre qu’on pouvait en acheter de nouveau mais je n’ai pas testé, la possibilité d’installé un dictionnaire français / anglais serait un enorme plus… je vais creuser la question prochainement.

Voyons maintenant les points un poils frustrant. L’écran bien que confortable avec une bonne luminosité commence à être difficile a lire avec une luminosité plus faible, la ou un livre papier resterait confortable. En effet il ne s’agit pas de texte en noir sur fond blanc mais de texte gris foncé sur gris clair, ce qui rend la lecture difficile dés que la luminosité ambiante passe en dessous d’un certains seuil. L’achat d’une petite lampe de lecture (qui se loge dans l’étuis une fois repliée) réglera sans doute ce petit inconvénient.

Les repères sont très différents de ceux qu’on peut trouver dans un livre papier, dans certains cas une simple gymnastique d’esprit du lecteur pourra sans doute rapidement se faire sans y réfléchir (surtout après quelques semaines d’utilisation) mais au début, ça peut vraiment être troublant. Par exemple on ne parle évidement pas de numéro de page (le nombre de caractères affichés a l’écran pouvant varier selon la taille ou l’orientation) mais de « locations », je n’ai toujours pas très bien compris comment cette informations devait être lue ou comprise, elle est affichée en permanence en bas de l’écran et indique par exemple « Locations  1884-52 » information incompréhensible que ne m’apporte pas grand chose. A noter tout de même qu’un indicateur de progression est aussi affiché en permanence pour indiquer ou on se situe dans l’avancement du livre et que bien entendu, la lecture reprend la ou vous l’avez laissé dés que vous ouvrez un livre. Un autre point qui me manque cruellement, c’est l’affichage du nom du chapitre en cours de lecture. Pour un roman, ce n’est pas franchement nécessaire, mais dans le cas de ma première lecture (le dernier livre de Steve Krug) le nom du chapitre m’aiderait sans doute a comprendre que ce que peux m’attendre a trouver ou pas dans les prochaines pages. Enfin, si j’ai un conseil a donner aux nouveaux / prochains possesseurs de Kindle, c’est de prendre rapidement le reflex d’annoter, de bookmarker et de surligner les passages qui vous intéresse et sur lesquels vous pensez avoir a revenir. Contrairement a un livre traditionnel, vous ne pourrez pas faire défiler les pages a toute vitesse à la recherche d’un visuel ou d’un titre qui vous permettra de retrouver le passage que vous aviez en tête. Encore une fois, pour un roman, pas de soucis particulier, mais pour des littératures de geek, ce mode de fonctionnement s’avère très vite nécessaire.

Un dernier point dans la série « frustrant mais bon je vais me faire une raison », l’affichage des PDF. Pour afficher un PDF il y’a deux solutions : Soit on met directement le fichier sur son Kindle (qui se comporte comme une clés usb quand on le branche, sans avoir installé aucun driver, ce qui rend le transfert de fichier très simple), soit on le converti avec un logiciel de type de Stanza. Dans le premier cas, l’affichage se fait sans problème, les typographies, les images et la mise en page sont bien respectées mais le format de l’écran permet difficilement de lire les textes. Bien qu’il s’agisse de textes (et pas d’image ou d’éléments vectorisés) le Kindle ne propose pas d’option pour augmenter la taille des caractères, on se retrouve donc avec un A4 affiché sur un écran inférieur à du A5. Personnellement, j’oriente toujours l’affichage à l’horizontal pour lire du pdf, et je défile pour afficher des moitiés de pages, ça reste petit mais c’est lisible. Malheureusement, la fonction d’annotation n’est pas non plus proposée sur les PDF, vu le nombre de rapport et de livre blanc que je lis tous les mois, c’est un véritable inconvénient pour moi. La seconde option consiste a convertir le pdf dans un format compatible avec Stanza… et la, c’est malheureusement souvent le drame. Certes, le fichier ainsi obtenu pourra bénéficier de toutes les fonctions native du kindle (recherche de texte, sélection, marque page etc…), mais le problème c’est que stanza converti TOUT le texte qu’il trouve dans le fichier PDF, donc si le maquettiste a eu la bonne idée de rappeler le nom du chapitre ou de l’ouvrage sur chacune des pages, d’ajouter des numéros de pages, ces textes vont se retrouver mêlés aux textes du contenus… ce qui rend le tout très vite illisible. Et je ne parle même du cas ou, pour faire joli, les lettrines sont dans un format graphique, ces lettres disparaitrons simplement du document.

Enfin, les points carrément énervants. La petite guerre Abobe vs. reste du monde, commence très honnêtement à me fatiguer. Contrairement a ce que je pensais, il existe aujourd’hui de nombreuses librairies en ligne qui proposent des ouvrages numériques payant en français… mais ils sont habituellement proposés en PDF protégés ou Epub protégés, formats non gérés par le Kindle (les epub non protégés peuvent être facilement converti via Stanza, le rendu est très satisfaisant). Ce n’est pas dramatique, j’ai acheté le Kindle en connaissance de cause, je n’ai aucun problème avec le fait de lire des livres en anglais et Amazon a récemment mis a disposition des éditeurs français les outils permettant de diffuser des livres électroniques sur le Kindle Store, il ne reste plus qu’a être patient. Mais si on pouvait s’entendre sur un format protégé universel, ça serait quand même un grand pas en avant pour les utilisateurs.

Deuxième points de frustration, ou je commence vraiment me demandé si je ne me suis pas fais avoir, c’est qu’Amazon publie certains ouvrage sur le Kindle Store en précisant qu’ils sont optimisés pour le Kindle DX (je n’ai qu’un Kindle 2) rapport à la taille de l’écran, vous pouvez bien entendu acheter le livre quand même pour un Kindle 2, mais vous risquez d’avoir de sérieux problème de lisibilité sur certaines pages (j’imagine qu’il s’agit de livre utilisant beaucoup de graphiques). Ce n’est pas très grave, mais ça m’obligera a acheter certains ouvrages en version papier plutôt qu’en version électronique, et j’avoue qu’avec la vie de nomade que j’ai ces dernières années (et ce n’est pas partie pour se calmer de sitôt) ce n’est pas fait pour m’arranger et faciliter mes prochains déménagements.

Dernier point, ou la je suis carrément très très très agacé, c’est qu’Amazon (qui ne fournit QUE des livres en anglais) se la joue Itunes Store en m’interdisant l’achat de certains livres en anglais pour des raisons de copyright internationaux. L’autre jour j’ai repéré dans une librairie Mk2 un livre traduit de l’anglais qui me paraissait intéressant, plutôt que de l’acheter dans cette librairie, je me suis dis que j’allais le prendre sur le Kindle pour le lire en anglais et que j’y gagnerais sans doute (j’ai parfois été déçu par certaines traductions). Je me suis donc connecté sur le site d’Amazon, j’ai trouvé très rapidement la version Kindle du livre que je recherchais, j’essai de télécharger gratuitement les premiers chapitres pour me faire une idée, et Amazon m’annonce (sans se démonter) que je ne peux pas acheter ce livre étant en France !!! J’imagine que l’éditeur français à mis la pression sur Amazon pour interdire la diffusion anglaise de l’ouvrage (pensant sans doute que si je ne le trouvais pas en anglais, je l’achèterais en français, ce qui est bien évidement faux) et cette interdiction s’applique à la vente de la version électronique. Etant donné que l’intégralité du catalogue du Kindle Store est en anglais, si tous les éditeurs s’amusent a jouer a ce petit jeux (débile) mon Kindle pourrait bien devenir complètement obsolète très rapidement. Je ne désespère pas cependant, il me semble qu’un simple changement (temporaire) de ma localisation géographique dans les préférences de mon compte Kindle me permettra d’acheter le satané bouquin (en faisant de moi un véritable pirate sans coeur) ! Mais avouez que la situation est surréaliste.

Donc pour résumer, un très bel appareil, beaucoup plus agréable a prendre en main que je ne pouvais l’imaginer, quelques améliorations logicielles pourraient cependant être apportée (on peut rêver). Pour les dévoreurs de romans (en anglais pour l’instant) c’est un must have. Pour les livres geek (ou toute autre littérature nécessitant de revenir quelques chapitres en arrière pour retrouver une référence précise) il y’a quelques reflex a prendre, mais on s’y fait vite. Attention cependant à la taille de l’écran en fonction de l’utilisation que vous comptez en faire (le DX peut être un solution alternative intéressante, bien qu’un peu cher a mon goût). Concernant le foutage de gueule pur et simple des plateformes concernant la gestion des droits, tant que les éditeurs n’auront pas compris que si je veux acheter un livre en anglais, je l’achèterais en anglais ou pas du tout, il n’y a pas grand chose a faire. La même chose se passe avec itunes et les séries TV en ce moment… résultat… pour 50 $ par an (prix d’un VPN très efficace), je regarde Hulu a volonté et ni TF1 ni Apple ne voit la couleur de mon argent… c’est a eux de voir, quand ils cesseront de considérer tous leurs clients comme des moutons… l’accès aux biens numériques (payants) fera sans doute un grand pas en avant.

Pour les nouveaux utilisateurs de Kindle (ou de livres électroniques en général), je conseil l’excellent article de Manuel Dorne dans lequel il explique comment trouver des contenus gratuit pour kindle et autre supports de ce type… j’ai déjà télécharger de nombreux titres qui devraient bien occuper mes prochaines vacances grâce à ses conseils.

Depuis quelques semaines, j’ai constaté de très gros ralentissement du chargement de vidéo youtube sur mes différents ordi (pc au travail et mac chez moi), voir dans certains cas, une impossibilité total de charger  la fin d’une vidéo. Ok, ok, je sais, dans l’absolu, je pourrais vivre sans Youtube… Admettons… mais en bon geek que je suis, je considère que tout dysfonctionnement (fut-il bénéfique à ma santé mentale) est a proscrire.  En cherchant un peu j’ai trouvé 2 raisons qui peuvent expliquer ce ralentissement, je met donc les deux explications à la dispo d’un de mon lecteur principal et potentiellement unique (Google) pour qu’il diffuse la bonne parole au prochain accro à Youtube qu’il devra réconforter.

1. Réglage de l’Anti-virus : En l’occurrence je ne suis pas concerné, car j’ai tendance a traiter mon ordi comme mon propre corps, a savoir j’attend de tomber malade avant de me soucier de ma petite santé ! Pour mon mac c’est pareil, si je dois chopper un virus, ça sera signe qu’il faut que je formate, si c’est un virus grave, ça voudra sans doute dire qu’il est temps d’acheter une autre machine :-) Bref, si toi lecteur, tu as fais le choix d’une vie saine pour ce petit portable que tu nomme affectueuse « hubert », qui te réchauffe les cuisses les soirs d’hivers et qui te permet régulièrement d’aller constater dans les sous-sols honteux de Youtube (dixit bbb) que la déchéance du genre humain n’est pas prête de s’arrêter. Et bien sache que c’est potentiellement ce choix qui t’empêche de regarder sereinement le déclin de la civilisation sur Youtube (ceci dit, si vraiment tu es en manque de déclin de civilisation, il y’a toujours l’option d’allumer ta télé, mais bon, ce n’est pas le propos de ce billet). En effet, j’ai trouvé de nombreux de posts de forum ou il était précisé que certains antivirus (Kapersky est régulièrement cité) avaient tendance a regarder les vidéos avant l’utilisateur (soit, c’est pas parce qu’on est un anti-virus qu’on a pas le droit de se divertir un peu) ce qui avait pour effet immédiat de ralentir voir de bloquer le chargement des vidéos. La solution est simple… jeter Kapersky a la poubelle !

Quoi ? Tu l’as fais ? Mais on t’a jamais appris qu’il fallait lire les articles jusqu’au bout ? Ralala, c’est internautes qui « scannent » les contenus plutôt que de les lire… ça devient pénible ! Bref, pour ceux qui ont trouvé le courage de continuer a lire ce billet, il y’a évidement une solution moins draconienne. Il suffit de baisser la « puissance » (je ne fais que citer les posts, je ne connais pas le terme officiel utilisé par Kapersky) de l’antivirus, a priori un passage en mode « recommandé » suffit a régler le problème pour la majorité des utilisateurs.

2. Désinstaller et réinstaller flash : Bien que la solution de l’anti-virus avait l’air très convaincante, ça me faisait une belle jambe rapport au fait que je n’en avais pas, moi, d’antivirus. J’ai donc continué a creuser un peu et je suis tomber sur un article qui évoquait un possible dysfonctionnement du player flash (vous savez, le meilleur ami d’Apple). J’ai donc suivi la consigne en désinstallant flash, grâce au petit programme bien pratique fourni par Adobe (les copains de Steve). Puis je me suis rendu sur Youtube ou j’ai pu lire le message (très cordial) ou on m’indiquait que j’étais bien gentil avec ma configuration des années quarante, mais que bon, eux leur boulot c’était de diffuser de la vidéo, que le HTML 5, ils n’en pensaient pas grand chose*, et que bon, il ne fallait pas non plus les prendre pour Vimeo (un player vidéo sans flash, on aura tout vu). Et que c’était pas tout ça mais que si je voulais voir les vidéos (dont une bonne partie, faut-il le rappeler, ne sont la que pour témoigner que vraiment le monde va mal) il fallait que je fasse comme tout le monde et que j’aille fissa chez Adobe pour télécharger la dernière version de flash. Ce que je me suis bien entendu empresser de faire, car j’ai la chance de ne pas être entrain de surfer sur un Ipad, mais bien sur un vrai ordinateur avec un vrai système d’exploitation pas complètement verrouillé. Quelques secondes après avoir installé la dernière version de flash, je me suis rendu sur la vidéo que je tentais de lire désespérément depuis quelques minutes et la… miracle… j’ai pu constaté sans aucun temps de chargement… que vraiment… il y’a des chanteurs sans talents qui n’ont pas froid aux yeux…

Je résume donc (toujours pour l’utilisateur scanneur qui vit principalement dans les livres ou l’on parle d’ergonomie) : Si (comme moi) vous n’avez pas la tv, et vous ressentez parfois le besoin de visionner quelques extraits  de gens qui tombent, qui chantent mal ou de chats qui font des choses rigolotes ou étranges, et que vous revivez le début des années 90 (et la grande époque des modem 56k) quand vous tentez d’obtenir votre dose quotidienne de mauvais gout, deux solutions :

Option numéro 1 : Si vous avez un antivirus installé, vérifiez qu’il n’est pas réglé trop fort.

Option numéro 2 : Si ça ne suffit pas à corriger le problème : désinstallez et réinstallez flash… CQFD… Bon visionnage, et arrêtez de vous moquer des gens qui tombent… c’est mal… (concernant les chats qui font des trucs bizarre, je n’ai pas d’avis arrêté sur la question).

* Bon, j’exagère un peu, il y’a un programme de test en cours chez Youtube pour diffuser la vidéo grace a l’HTML 5, mais pour en bénéficier il faut s’inscrire a un programme de test au préalable.

L’E-réputation est un sujet on ne peut plus à la mode en ce moment, en bon geek branché que je suis (comprenez par la que je n’ai absolument aucune vie sociale ;-) ) j’ai entrepris de lire absolument tout les supports qui traitaient du sujet de près ou de loin. Je suis donc naturellement tombé sur le livre blanc de la société Digimind (qui se présente comme leader des solutions de veille stratégique) justement intitulé « Réputation internet, Ecoutez et analyser le buzz digital »,  un titre qui, vous vous en doutez, a déclenché chez moi une réaction que je ne saurais décrire sur un blog au lectorat familiale comme le mien. Bref, j’entame donc rapidement la lecture du document, mis en page irréprochable, pas de coquille en vue, ce qui le place très vite dans mon esprit comme un document sérieux dans lequel j’ai l’espoir de trouver un contenu intéressant (que je pourrais très vite replacer dans une conversation professionnelle avec une étonnante suffisance). C’était sans compter la page 13…

Dans les pages précédentes, le livre détaille une suite de cas de buzz négatifs et leurs conséquences, pour en arriver au cas SFR. On y explique qu’en mai 2007 la direction de SFR Service Clientèle a annoncé un projet d’externalisation, que plusieurs blogs ont été créés pour manifester contre ce projet et qu’une tribune virulente a fait son apparition sur le site rue89.com. Les retombées négatives sont détaillées de la manière suivante :

Plus de 25 000 résultats en relation avec les problèmes des services clients de SFR sur Google, dont des reportages vidéos, sont visibles sur le web en janvier 2008. A cette époque, lorsque l’on saisit les mots «services clients sfr» sur le célèbre moteur, c’est un billet de rue89.com, rédigée par la chargée de clientèle SFR, intitulé «AG, débrayages, grèves: le service client de SFR se rebiffe» qui ressort en premier dans les résultats «naturels» du moteur (par opposition aux résultats sponsorisés, liens sur fond de couleur, achetés par les entreprises).

Ce qui est même illustré par une capture d’écran de la susnommée recherche Google pour montrer que quand même, chez Digimind, ils ne racontent pas n’importe quoi dans leurs livres blancs…

Cas SFR - Livre blanc Réputation Internet publié par Digimind

Cas SFR - Livre blanc Réputation Internet - Digimind

Nous y sommes, le googleur averti aura sans doute compris ou je voulais en venir. Pour les autres, je m’explique. Google à la fâcheuse habitude de mettre les mots des résultats correspondants à la recherche en gras. Allez, cher lecteur, on reclique sur la capture d’écran, on cherche les mots en gras… « services »… oui en effet, « clients » je confirme, « SFR » c’est bien mais essai une dernière fois… ah oui tiens « grève ». Maintenant on regarde le texte saisi dans la zone de recherche google… Tiens, il manque un mot dis donc ? Sans doute un bug de Google. On vérifie la légende, a bin non… c’est juste Digimind qui se foutent ouvertement de leurs lecteurs. Pour « illustrer » le cas pratique, ils ont simplement juger bon de faire un faux en tapant « services clients sfr grève » dans google, puis effacé le mot « grève » du champ de recherche avant de faire la capture d’écran. CQFD, monsieur SFR, regardez ça, il est temps d’engager des professionnels pour gérer votre E-Réputation voyons…

Je ne doute évidemment pas que le cas cité dans le livre blanc ait réellement existé, cependant bidouiller aussi grossièrement une capture d’écran dans un livre blanc qui se veut sérieux n’est pas la meilleure façon de créer une relation de confiance avec ses prospects. Surtout quand on sait que Digimind compte SFR parmi ses clients ! Ca fait envie non ?

Mais je ne m’inquiète pas, je suis très loin d’être un « influenceur » mais je suis sur que Digimind qui est (ne l’oublions pas) « le leader des solutions de veille stratégique » ne tardera a dénicher ce billet et a m’envoyer un petit mail en m’expliquant qu’il ne s’agit la que d’une erreur commise par un stagiaire, qui a été roué de coups de bâton et licencié (plusieurs fois), qu’ils avaient même envisagé de violer sa femme devant ses enfants (question de lui apprendre les bonnes manières, non mais !) mais que malheureusement, il n’avait ni femme ni enfant (mais qu’il ne perdrais rien pour attendre, le vilain). Et que dans tous les cas ils me sont très reconnaissant de leur avoir permis de corriger leur erreur. Et bien entendu, à la réception de ce poignant mail d’excuse sincères, je m’empresserais (après avoir séché mes larmes, je suis un grand sentimental) de publier un billet sur ce même blog pour informer le monde que les gens de chez Digimind, quoi qu’on en dise, c’est vraiment des gens bien comme il faut… Merci la gestion de l’E-réputation.

Ceci étant dit, avant de vous laisser vaquer a des occupations bien plus productives, je tenais a profiter de l’occasion pour dévoiler enfin mon vrai visage aux nombreux lecteurs qui ne cessent de me harceler pour savoir à quoi je ressemble. Bah quoi ? C’est pas ça la gestion de l’E-Réputation ? Mince alors, j’ai rien compris à ce livre blanc moi… :-D

Amusant de constater que même dans le domaine du web, où tout est supposé aller très vite, un article rédigé il y’a 5 ans est encore largement d’actualité est pourrait considérablement améliorer les relations entre de nombreux sites web et leurs visiteurs.

En « googlelant » certains de mes nouveaux collaborateurs, question de savoir ou j’avais bien pu atterrir (et sans doute un peu dans l’espoir de trouver enfin des collègues geek) je suis tombé sur un article rédigé par l’un d’entre eux il y’a un peu moins de 5 ans. A la vitesse où se développent et s’implantent les idées sur le web, cet article n’aurait normalement du être qu’un vestige d’enseignements largement intégrés dans nos pratiques quotidiennes. Malheureusement, on est pourtant encore très loin d’une mise en pratique quasi systématique des points évoqués dans cet article.

Passons en revue les différentes « Lois » cité dans l’article de Vincent : Most web sites suck (un titre digne d’un « Jakob votre site est tout pourri Nielsen » ;-) ).

Law 1: Talk about them, not you / Loi 1 : Parlez d’eux, pas de vous

Je ne compte plus le nombre de réunions de lancement durant lesquels mes interlocuteurs insistaient sur la sensation rassurante que procurait l’historique de leur entreprise. Il est sans doute agréable pour les dirigeants d’une entreprise de parler de leur réussite, mais en aucun cas c’est un argument de vente convaincant pour un internaute pressé. Il n’est pas question de produire des sites web anonymes pour autant, mais simplement de doser et de hiérarchiser intelligemment les propos concernant l’entreprise en enchainant rapidement  sur les besoins pouvant être exprimés par les visiteurs. Parler de son entreprise tout en montrant un intérêt pour les besoins d’un client n’est absolument pas incompatible, par exemple l’agence Québécoise Zengo (que je citais déjà dans un billet précédent) affiche sur sa page d’accueil « Nous sommes obsédés par vos résultats » et détaille chacune de ses prestations en titrant « Ce que nous faisons pour vous ».  Des études de cas classées par typologie de clients et ponctuées de témoignages permettent aussi de citer les domaines d’expertises d’une entreprise tout en plaçant client au centre du propos.

Law 2 : Customize your message / Loi 2 : Personnalisez votre message

Dans son article (encore une fois, rédigé il y’a 5 ans !) Vincent évoque déjà des débuts de technologies permettant de personnaliser le contenu d’une page en fonction des comportements des internautes. Ou est-on aujourd’hui ? En France, pas beaucoup plus avancé qu’il y’a 5 ans… les sites anglophones ont par contre commencés à intégrer le concept de page d’accueil personnalisée en fonction de nombreux critères (mot clés  ayant permis de trouver le site, comportement sur des sites partenaires, comportement d’achat,…).  La publicité commence aussi à sérieusement intégrer les informations comportementales recueillies sur les internautes pour diffuser des annonces ciblées (google, wunderloop), les sites e-commerce capables de s’interconnecter avec un CRM sont maintenant en mesure d’adapter l’offre en fonction des achats précédent. Quid des sites institutionnels ? Une simple segmentation des mots clés les plus régulièrement saisis pour accéder à un site permettrait de mettre en avant une offre en fonction de la recherche de l’internaute, au lieu d’annoncer les grands 5 savoir-faire de l’entreprise dés la page d’accueil, on pourrait focaliser sur une des compétences qui répond au mieux à l’expression recherchée.

Law 3 : Talk to them / Loi 3 : Parlez à vos visiteurs

Dans cette partie de son article, Vincent propose entre autre l’utilisation d’une interface permettant de dialoguer en direct avec un conseiller via un tchat intégré au site. La mise en place d’un tel système est bien entendu particulièrement destinée aux sites e-commerce qui disposent déjà d’un centre d’appel. Le public ciblé, l’organisation du site, les produits vendus sont aussi à prendre en considération avant d’envisager la mise en place d’un tel système. Différentes études montrent que certains consommateurs passent régulièrement en boutique pour interroger un vendeur avant de procéder à un achat en ligne, la présence d’un interlocuteur « humain » directement sur le site permettrait de sauter cette étape en rassurant et en informant le client directement avant l’acte d’achat. Mais quelle différence avec le centre d’appel clairement indiqué sur le site ? En utilisant une interface de tchat, comme par exemple liveperson, les interactions entre le conseiller et l’utilisateur sont très largement facilitées,  l’opérateur sait a tout moment sur quelle page du site se trouve le visiteur, il peut l’orienter sur la bonne page en lui envoyant simplement l’url.  On peut aussi améliorer la qualité du service en envoyant par email l’intégralité de la conversation. Les historiques de conversations étant stockés dans le CRM, le prochain conseiller à prendre en charge ce client pourra s’y référer et mieux répondre à la demande. Des règles de gestions peuvent être mise en place pour déclencher automatiquement l’ouverture d’un tchat afin de proposer de l’aide au visiteur s’il répond à un comportement prédéfini. Enfin, les historiques de conversation permettraient aussi au service informatique de mettre en place des procédures d’amélioration basés de véritables retours utilisateurs.

Law 4 : Call to action / Loi 4 : Incitation à l’action

Les fameux CTA ont commencés à trouver leurs places dans les sites e-commerce, en effet les équipes marketing passent de plus en plus de temps à suivre de très près le nombre de visiteurs ayant dépassé le précieux stade de l’acte d’achat et tentent d’optimiser ce ratio. Mais la encore, pour les sites institutionnels, les sites francophones donnent un peu l’impression d’attendre paisiblement que les clients décrochent leur téléphone pour obtenir plus d’information. Je surf régulièrement sur des sites de sociétés américaines pour y trouver des livres blancs ou des screencast sur des sujet susceptibles de m’intéresser et a chaque fois que j’ai laisser mes coordonnées sur l’un de ces sites pour accéder (gratuitement) à une information de qualité, j’ai été contacté par un conseiller qui souhaitait connaître l’avancé de mes projets et savoir en quoi ils pouvaient m’être utile, même si je n’ai jamais conclu d’affaire avec ces sociétés, mais cet appel et ce professionnalisme me reste en mémoire et je cite spontanément ces sociétés quand je me retrouve face à un besoin qui correspond à leur prestations. Plutôt que de laisser vivre son site web dans un coin, la définition d’objectifs (et donc de CTA) permettrait de créer de constituer un véritable portefeuille de prospects pour l’entreprise, l’appel du service commercial à court terme après l’inscription du visiteurs permettrait aussi de confirmer le professionnalisme de l’entreprise.

Law 5 : Make a good impression / Loi 5 : Donner une bonne impression

Sur ce point, je dois bien avouer que les choses ont effectivement bien évoluées depuis la rédaction de l’article. L’importance de soigner l’aspect de son site a bien été intégrée par la majorité des sociétés. Cependant avec l’arrivée des système de gestion de contenu permettant à une entreprise de faire évoluer son site seule sans faire appel au prestataire qui à réaliser ce dernier,  on constate parfois des déviations (tant sur le plan graphique que sur le plan éditorial) et l’apparition d’erreurs (lien rompu, contenu non mis à jour, etc…). Il est important dans le cas ou une société souhaite intervenir seule sur la mise à jour de son site (essentiellement pour des raisons budgétaire) que les documents définissants la charte éditoriale et graphique soient bien rédigés et à la disposition de tous. Aussi des bilans réguliers (dont la fréquence serait défini par la fréquence de mise à jour du contenu) pourrait être proposés par le prestataire afin d’auditer le site et de corriger les points qui pourraient nuire à la qualité du site (et donc à l’image de l’entreprise).

Conclusion

Alors rien n’a changé depuis 5 ans ? Bien sûr que si, les relations entre les prestataires web et les entreprises ont considérablement évoluées en quelques années. Les sociétés s’appuient nettement plus sur les conseils des prestataires web quand il s’agit de domaines d’expertises clairement identifiés (technologie, graphisme, ergonomie…) mais l’appel aux contributions du prestataire arrive encore trop tard dans le processus, le sacro-saint cahier des charges rédigé en amont et en interne ne prend pas en considération l’expertise que pourrait apporter une agence sur le positionnement, les objectifs et la ligne éditorial du site, ce qui a pour effet de verrouiller le cadre du projet avant d’envisager toute les possibilités.

Les sites web institutionnels des entreprises sont encore considérés comme des plaquettes en ligne, un média « vitrine » quasi obligatoire alors qu’il devraient être perçus comme des outils susceptibles d’affecter le mode de fonctionnement et la rentabilité de l’entreprise. Quant aux sites e-commerce, les règles du marketing offline y sont souvent appliquées sans tenir compte des spécificités du média et des nouvelles possibilités qui pourraient être saisies pour améliorer les ventes.

Même si vous êtes comme moi, très légèrement anti Microsoft, mais que vous travaillez dans la conception d’interface utilisateur (web ou autre), je vous conseil vivement de prendre un peu de temps dans les jours qui viennent pour visionner certaines des excellentes vidéos de la conférence Mix09 qui s’est déroulée il y’a quelques jours à Las Vegas.
Je suis tout d’abord tomber sur une vidéo qui détaille comment les tests utilisateurs ont permis aux équipes de Microsoft d’aboutir à certaines des nouvelles fonctionnalités de Windows Seven, Au delà du fait que l’orateur prend la peine de nous expliquer par l’exemple qu’en fait c’est Microsoft qui a inventé le Dock d’Apple en 1985 (ce qui a pour effet d’énerver très légèrement le mac user convaincu que je suis), la conférence met particulièrement bien en valeur le processus de réflexion qui se met progressivement en place durant les phases de conception d’une interface utilisateur. J’ai ensuite creuser un peu dans les sessions enregistrées de la conférence et j’ai trouvé pas moins de 18 vidéos (d’environ 1 heure chacune) qui traitaient des interfaces et des expériences utilisateur, les outils Microsoft sont finalement assez peu mis en avant, et on y apprendre de nombreuses choses passionnantes sur l’organisation des projets orientés utilisateurs et sur les processus d’itération que l’on peut mettre en place.  J’y ai aussi découvert Sketch Flow (de Microsoft), un outil de prototypage dont je n’avais jamais entendu parlé et qui me paraît des plus intéressant. Mon iphone est donc rempli des différentes vidéos que je n’ai pas encore eu le temps de visionner, et je tenterais (si je trouve le temps) de faire une petite synthèse des vidéos les plus intéressantes.