You've got to embrace your inner geek

28 mars 2008

Airport Express

Ne jamais laisser un geek équipé d’une carte bleu, seul dans une boutique agréé Apple ! J’étais simplement passé pour acheter un clavier pour mes parents (de nouveaux switchers, dommage qu’Apple ne propose pas d’offre de parrainage !). Seulement voilà, en me séparant de mon mac mini il fallait bien trouver une solution pour continuer à diffuser ma musique sur ma petite chaîne de salon, l’éventualité de me trimballer un câble relié à mon MacBook pro n’étant pas envisageable. Je n’avais que les deux options suivante : Me contenter du son du MacBook Pro (pas trop catastrophique sur le 17”), d’autant que je ne suis pas un mélomane averti, ou investir dans un nouveau jouet. Les Airport Express sont habilement disposées derrière la caisse… et j’adore le fait de demander à la vendeuse “Ah je vais vous prendre une borne Express aussi” comme si j’ajoutais un simple paquet de chewing gum à ma commande !

Après quelques jours d’utilisation, voici un petit compte-rendu. Pour le déballage, je vous conseille le billet du spécialiste de l’ouverture de courrier devant une caméra, Gonzague Dambricourt (je me moque un peu mais ce n’est méchant, c’est surtout de la jalousie, j’avoue que j’aimerais bien que ma boîte aux lettres soit si bien alimentée que la sienne :-) )

Le principe

Pour ceux qui ignorent de quoi je parle, l’airport express est un petit boîtier proposé par Apple (une simple prise en fait) qui propose plusieurs fonctions :

- La création d’un point d’accès wifi qui permet de vous connecter a votre routeur adsl sans fil, ou d’étendre votre réseau sans fil existant, pratique dans certaines maisons trop grandes pour être couverte uniquement par le signal (malheureusement ce n’est pas mon cas, et mon petit T2 était déjà très bien couvert par ma freebox ;-) )

- Un port USB qui permet d’y brancher une imprimante et d’y accéder sur votre réseau sans fil. Je trouve ça très pratique car je ne connais peu de chose plus moche qu’une imprimante, avec une connexion sans fil, elle peut rester cacher dans un placard loin de votre bureau. Malheureusement, ce port USB ne reconnaît que (certaines) imprimantes et ne permet pas de brancher d’autres types de périphériques (disque dur externe, scanner…).

- Et (the last but not the least !) une sortie audio (une simple prise jack) vous permettant de brancher des enceintes ou une chaîne et d’émettre du son sur cette sortie depuis votre ordinateur SANS FIL ! C’est la raison principale qui a motivé mon achat (comme vous l’aurez sans doute deviné par l’utilisation des capitales et du point d’exclamation ;-) )

Les plus

Comme tout bon produit Apple, il ne faut pas avoir un bagage d’ingénieur réseau pour l’installer. Je crois avoir compris que sur léopard il ne soit même pas nécessaire d’installer les pilotes (je dis “pilotes” au lieu de “drivers” parce que word me signal que c’est mal de dire “drivers”, depuis quand Bernard Pivot participe au développement de la suite office ?).
Une fois l’installation terminée on trouve la nouvelle fonctionnalité de choix des sorties audio dans Itunes (personnellement j’aurais trouvé plus logique qu’elle se trouve a coté du volume, mais je ne vais pas chipoter).
Un des points que je n’avais pas pris en compte et qui s’avère être très confortable c’est qu’Itunes propose la diffusion de votre musique en simultané sur toutes les sources. Dans mon cas l’ordi et la chaîne, mais vous pouvez ajouter des bornes pour diffuser la musique dans plusieurs pièces. Ce qui me permet (dans la configuration de mon appartement) de “baigner” dans un son, une fois qu’on a trouvé le bon réglage de volume c’est plutôt très agréable.
La qualité du son est très agréable, je ne suis pas un vrai mélomane, mais les quelques mètres de câbles qui séparaient mon mac mini de ma chaîne posaient des problèmes de pertes sur certains morceaux.

Les (arrrrggghhh !) moins

Commençons par les choses pas très grave mais un peu agaçante quand même : La télécommande Apple. Jusqu’ici je ne me servais pas de cette télécommande (mon mac mini qui me servait de média center n’en était pas équipé). Avec cette nouvelle configuration je pensais pouvoir laisser tourner l’ordi dans un coin en me servant exclusivement de la télécommande pour gérer le son dans mon appartement… Et bien non ! La télécommande Apple gère le niveau sonore de l’ordinateur et non d’Itunes, donc si je baisse le son l’ordinateur cesse de brailler immédiatement (jusqu’ici tout va bien) mais ma chaîne elle, continue chantonner gaiement ! La télécommande n’est finalement utile que pour passer d’un morceau à l’autre, on aurait apprécié un réglage permettant d’affecter le signal a Itunes plutôt qu’au niveau sonore de l’ordinateur coupant ainsi toutes les sorties audio de l’installation. A priori il existe des solutions tierces comme Remote Budy (je n’ai pas encore testé, mais après avoir acheter un périphérique à 95 € ça fait un peu mal de devoir débourser dans un logiciel pour obtenir des fonctionnalités de base).

Second point qui me contrarie très légèrement (oui je fais un travail de self-control en ce moment, enfin de “Maîtrise de soi” selon Word, merci Bernard !) : De la musique, que de la musique et uniquement via Itunes ! Apple étant avant tout un éditeur de système d’exploitation, on aurait pu s’attendre à ce que ce produit soit compatible avec l’intégralité du système audio de Mac OSX, mais il n’en est rien. Seul Itunes a le droit d’émettre sur la sortie audio wifi. Donc si vous aviez envisagé d’investir dans cette solution pour pallier à l’absence d’enceinte sur votre ordi (dans le cas d’un mac mini par exemple) oubliez ! La lecture de l’audio dans safari ou quicktime ne sera tout simplement pas gérée. Mais Itunes lit de la vidéo me direz vous, donc ça devrait marcher… oui ça devrait mais la aussi, Apple n’a pas juger bon de proposer cette fonctionnalité, quelques soit la sortie choisie dans Itunes dés que vous lancez de la vidéo, Itunes se contentera de la sortie audio principale. Encore une fois des éditeurs ont fini le travail d’Apple en proposant Airfoil qui permet de transmettre le son de n’importe quelle application sélectionnée (ou de l’intégralité du système audio) vers l’airport. Mais en plus d’être payante cette application ne s’intègre pas de façon transparente, ce qui est un peu dommage.

Conclusion

Un très beau produit malheureusement incomplet (ou volontairement limité) si la configuration de votre maison ou appartement s’y prête c’est clairement un produit très pratique, mais prévoyez quand même l’achat des deux logiciels cités plus haut pour une exploitation dans de bonnes conditions.

Email marketing et Campagnes virales

Le journal du net publie aujourd’hui quelques extraits de la troisième édition du livre de Yan Claeyssen : L’email Marketing. Ces extraits ont été particulièrement bien choisis : Définition de la stratégie et des scénarii multicanaux, optimisation des campagnes, dispositif offline (pour récolter des données), parrainage, type de segmentation, structure de la base de donnée… Le style est clair, très pédagogique (particulièrement adapté aux professionnels du web qui ne sont pas forcément sensibilisés aux termes barbares du marketing). Bref un contenu très alléchant qui prendra probablement très vite sa place dans ma bibliothèque. A conseiller à tous les chef de projet internet qui souhaitent optimiser la place que prend l’e-mailing dans la stratégie multicanal de leur entreprise.

Dans la même newsletter du JDN, on trouve aussi les 11 commandements pour une campagne virale réussie. Bien que tous les commandements annoncés me paraissent des plus pertinents, j’ai personnellement un coup de cÅ“ur pour le dixième : “Si tu sais pourquoi, des e-mails tu collecteras”, on a trop souvent tendance à vouloir gonfler sa base de donnée (question de dire à tout le monde qu’on en a une grosse ! Désolé, je sors…) en omettant de poser les bonnes questions à ses prospects. On passe ainsi a coté d’une segmentation qualifiée qui aurait permis d’établir une relation fructueuse avec ses nouveaux contacts. On ne le dira jamais assez, la réflexion sur un projet marketing se fait en amont et non au hasard de son éventuelle réussite.

21 mars 2008

Ok, mais… à quoi ça sert ? Bon je vais te faire un dessin

Si vous êtes comme moi et qu’une partie de votre rôle de geek de service consiste à expliquer l’intérêt d’utiliser les fils RSS, google docs ou même twitter à des gens qui ont découvert le web et ses innombrables possibilités il y a un peu moins de 48 heures (mais qui veulent quand même connaître tout ce que vous savez avant l’heure du dîner !). Je vous conseille de jeter un Å“il sur les travaux de CommonCraft. J’avais déjà vu l’excellente vidéo RSS in plain english mais je ne m’étais jamais pencher sur les producteurs de cette vidéo et sur leurs autres travaux.

Question de faire comme tout le monde, (oui le geek est un suiveur, même quand il ne sait pas exactement pourquoi) j’ai créé un compte twitter il y a quelques temps, mais après deux posts j’ai arrêté de l’utiliser car il ne correspondait pas à ma façon de travailler ni de communiquer, pire, j’étais parfaitement incapable d’expliquer en quoi twitter pouvait être utile. Puis, au hasard d’un lien, j’ai découvert le site de demogirl et son billet sur twitter.

La technique du dessin (animé en l’occurrence) peut paraître un peu simpliste, mais elle fait appel à des méthodes d’apprentissages et compréhension visuel très largement exploitées durant notre enfance. Personnellement j’utilise beaucoup les tableaux blancs, les mind mapping et les graphiques pour illustrer mes propos ou simplement valider un principe de fonctionnement avant d’entamer la rédaction d’un document complexe.

Des petits liens pour un grand week end

Je voulais trouver un titre un peu plus sympa pour ce billet sans pour autant entrer dans une routine de publication qui m’obligerait a publier une petites liste de liens tous les vendredi, en tapant vendredi dans google, la première réponse se trouve être la définition de vendredi dans wikipédia, extrait :

Le vendredi est considéré comme un jour néfaste par les marins. Cette superstition quoiqu’infondée, se voit souvent confirmée. Un homme d’affaire anglais et sceptique, décidé à prouver le contraire fit armer un voilier, dont la construction commença et s’acheva un vendredi, dont le nom était Friday, et qui leva l’ancre un vendredi pour rejoindre les Amériques. Il ne fut jamais retrouvé.

Ils sont bornés ces anglais ;-)

Malgré le fait que j’ai deux ou trois billets en cours de préparation, je vais consacrer ces prochains jours à profiter un peu de Toulouse, et des quelques amis que je risque de devoir quitter très rapidement au vu des propositions d’embauche qui commencent à se concrétiser… En attendant que je puisse trouver un peu de temps pour écrire des articles convenables, voici les quelques liens qui ont attirés mon attention ces derniers jours, bonne lecture.

Avoir une vie privée sur Facebook c’est maintenant possible. J’ai déjà rédigé un article un peu coup de gueule sur les recruteurs qui utilisaient (entre autre) facebook pour trouver des candidats. Il semblerait que je ne sois pas le seul à prétendre à une vie privée (privée de tout oui oui je sais ;-) ), et qu’on va enfin pouvoir gérer des groupes sur FB comme dans la vraie vie.

A noter pour ceux d’entre vous utilise facebook pour rester en contact avec votre famille qu’il existe aussi l’excellent site hellotipi plus spécifiquement conçu pour les familles.

Pour rester dans le recrutement, je suis entièrement d’accord avec Jacques Froissant quand il nous dit ne pas croire au CV vidéo, et évidemment comme toute bonne conviction, il y a les exceptions qui confirment la règle.

Après “la vidéo sur le net” voici “le net dans les vidéos, évidemment ça ne sert a rien, mais personnellement je trouve ça sympa.

Le concept geek se vent bien, après les blog, les tee-shirt et tous le reste, la bande dessinée… Je n’ai pas lu de bd depuis mon unique album de tintin quand j’avais 7 ans… mais la je pense que je vais me laisser tenter.

Questions / Réponses. Dans le principe, les sites ou forums sur lesquels les newbies peuvent poser de vraies questions débiles de débutant c’est bien, mais parfois c’est un coup a nous énerver le geek de service ;-)

Testez votre audition, tendez bien l’oreille, les résultats sont surprenants

Messagerie Freebox et iPhone : Pour ceux d’entre vous qui utilisent l’envoi des messages téléphoniques de leur ligne freebox vers leur boite mail (fonction proposée par free, disponible dans la gestion de votre compte en ligne), sachez que l’iphone ne lit pas les fichiers wav envoyés par free (l’iphone lit bien les .wav mais il semblerait que ceux ci ne soient pas conformes au format attendu) free2iphone propose un service de réencodage et de renvoi de vos messages sur l’iphone… très pratique.

Les blogueurs sont fâchés contre Olivier Martinez, la preuve en vidéo

Et on termine par une bonne nouvelle… Flash sur iphone… c’est pour bientôt

18 mars 2008

Insomnie de geek

Ça avait pourtant bien commencé, juste une idée, ou plutôt une envie de développer un sujet qui pourrait être intéressant dans un petit billet. Mais ce n’est pas si simple… C’est le genre d’idée qui devient vite une obsession. Il est un peu tard pour se mettre à écrire, minuit passé et j’ai un rendez-vous demain matin…

J’attrape mon iphone (oui oui ça y’est j’en ai un… je vous raconterais plus tard ;-)), je lance le dictaphone et je dicte les grandes lignes du projet, ça ira très bien comme ça. Je continue un peu la lecture de mes fils RSS (je n’aime pas quand les articles à lire s’accumulent, j’ai rarement le temps de rattraper tout mon retard et je risque de passer à côté d’informations qui pourraient être utiles). Mince ! En voilà une autre… 2 idées de post se bousculent maintenant dans ma tête. Bon la première ce n’est qu’une envie, rien de très sérieux, je trouverais facilement des éléments pour illustrer mon article, je la mets de côté… Par contre la seconde… intéressant de constater qu’il n’a pas tenu compte de la pertinence de la… ARRGGGHH !! Non pas ce soir, il est trop tard !

Ok, je commence un petit tour d’horizon, rapide, promis. Non mais ! Je sais être raisonnable quand il faut…

Tiens ça je ne savais pas que ça existait, ahhh et on peut le connecter un ERP ? Et bin ça alors ! Ah oui la formation du service clientèle, important dans ce cadre la… définir des objectifs à atteindre ? bien ça… j’intègre les pages dans mon scrapbook, j’y ajoute quelques notes, je commence à traduire des passages qui donneront un peu d’appuis à mes propos. 2 heures du matin ? Ah oui peut-être…

Le geek passionné et la personne raisonnable qui cohabitent dans ma tête commencent un bras de fer : David, il est deux heure du matin, tu as pris plein de notes, noté quelques URL à consulter demain à ton retour, il est temps d’aller dormir. Le bon sens fini par l’emporter. Je vais me coucher…

Je ne suis pas dans mon lit depuis plus de 4 minutes que la première idée me fait une crise de jalousie… Ce qui n’était, il y a encore quelques heures qu’une bride de sujet à aborder (un jour, peut-être, quand j’aurais le temps) se transforme en un flot d’information qui parcours mon esprit… une véritable logorrhée, comme si quelqu’un me parlait et me soumettait des propositions pour ce billet. Je n’arriverais pas à fermer l’Å“il si je ne couche pas quelques éléments sur le papier (enfin sur l’écran). J’attrape mon portable et je commence un mind mapping rapide, inutile de commencer à rédiger à cette heure tardive, je me connais, le style choisi ne me conviendra plus demain matin. Je me contente des grandes lignes, de poser la structure du billet, les points que je devrais aborder et les recherches que je vais devoir mener. Le mind mapping c’est bien pour 2h30 du matin, c’est rapide, ça allège l’esprit… je vais enfin pouvoir dormir, je n’ai jamais été un gros dormeur mais la je passe dangereusement sous la barre des cinq heures de sommeil. Ok c’est bon, je repose mon portable, j’éteins la lumière, dans quinze minutes je dors.

Me voilà les yeux grands ouverts, à fixer le plafond en pensant à ces deux articles, lequel vais-je traiter en premier ? Où puis-je trouver des sources d’information pour valider mes propos ? Il s’agit de technos récentes, à mon avis aucun chiffre fiable n’est encore publié, un billet mérite-t-il d’être poster s’il n’est composé que de mes propres théories ?

Tiens mon voisin part de chez lui, j’ignorais qu’il travaillait la nuit… je regarde l’heure… 6h30… ok j’ai compris… je me lève… :-(

Eye tracking pour l’optimisation de la lecture naturelle

Je suis tombé par hasard sur la page de “webinars” (séminaire web) de la société de conseil Omniture. Le titre d’un extrait de ces webminars a particulièrement attiré mon attention : “Eye Tracking, Click Mapping, Conversion Pathing”. Et je n’ai pas été deçu ! Vous le savez sans doute, l’eye tracking est une technique utilisée pour l’analyse de l’ergonomie des sites web. Une caméra (enfin je pense, je ne connais pas précisément les détails du dispositif) fixe la rétine de l’utilisateur pendant la consultation d’un site, le logiciel est ensuite capable de représenter graphiquement les zones qui ont été physiquement lues durant la consultation, il affiche de façon très claire les parties du site qui ont simplement été balayés du regard et celles sur lesquelles l’utilisateur a passé plus de temps. Cela permet de comprendre avec plus de précisions comment vos internautes interprète votre site, quels sont les éléments qui ont véritablement attiré son attention.

J’insiste sur le “véritablement” car cette méthode enregistre de manière scientifique l’endroit ou se porte le regard, par opposition à la méthode déclarative où l’on demande à un internaute de commenter (de penser à voix haute) sa navigation : “Tiens ce titre me dit quelque chose, c’est probablement là que je vrais trouver ce que je cherche, non, ce n’est pas ça… ou peut bien être le moteur de recherche… “. Aussi bien intentionnées soient elles, les personnes ne vont pas forcément vous donner de véritables informations, elles auront tendance à vous dire que ce que vous attendez d’elles, en tout cas ce qu’elles imaginent que vous attendez d’elles. La participation à un test d’utilisabilité flatte l’égo de vos testeurs d’une certaine manière, vous leur demandez de participer à l’amélioration de votre produit, il est donc normal qu’elles veuillent trouver quelque chose à dire, même si la navigation est parfaitement fluide.

Dans le premier exemple de l’extrait ci-dessous, la société Marketing Sherpa a fait intervenir Steve Krug (si vous ne savez pas qui est Steve Krug courrez vite acheter son merveilleux livre “Je ne veux pas chercher” vous y apprendrez énormément de choses simples à mettre en Å“uvre pour améliorer l’ergonomie de vos sites web). En analysant la première disposition de la page d’accueil du site de Sun microsystems avec un système d’eye tracking on constate que le point de départ du regard est bien celui que l’on attend, mais ensuite l’attention de l’internaute se disperse rapidement, elle se dilue dans différentes directions. Ce n’est pas dramatique en soit, la plupart des éléments forts sont bien “vus” par le visiteur. Mais si vous cherchez a positionner un CTA à un endroit fort du site, vous ne disposez que de très peu d’espace ou vous pourrez être sûr de faire un carton.

La réorganisation de la page en colonne apporte une lecture logique qui incite l’internaute a balayer les colonnes de haut en bas et d’enchaîner avec la colonne suivante, notre subconscient reconnaît cette mise en page, c’est celle d’un journal papier, et il nous apparaît donc naturel d’adopter une méthode de lecture cohérente avec notre expérience de lecture du journal. Le résultat de la seconde étude d’eye tracking est vraiment impressionnant, vous disposez non seulement de plus d’espace pour solliciter l’attention de l’internaute, mais en plus le comportement de tous les visiteurs testés est sensiblement le même.

Dans la seconde page analysée (une page du site microsoft), on apprend aussi plusieurs choses très utiles.
Tout d’abord, notre cerveau ne traite pas les images et les textes de la même manière, les images vous nous permettre de nous situer dans la page, elles vont être lu mécaniquement et analysée de façon beaucoup plus rapide que du texte.
Dans notre exemple, les visages des intervenants servent uniquement à “ancrer” le regard et à l’orienter vers les textes correspondants. Le processus de lecture nécessite plus d’attention, et notre regard va donc s’attarder plus longuement pour lire et comprendre le texte (alors que l’image à été interprété de façon plus intuitive). Vos images devront donc êtres utilisés dans une logique de pictogramme, elles apportent une information rapide permettant de comprendre de quoi le texte traite. Dans notre exemple le visage des intervenants permet d’identifier rapidement qu’il s’agit de conférences (dans le contexte de la page), l’Å“il peut donc très facilement découper les différentes manifestations proposées et passer de l’une à l’autre sans effort (le même motif est utilisé pour chaque conférence, une fois qu’on a identifié le modèle, on comprend qu’il est affiché à plusieurs reprises). Ensuite le regard s’attardera sur le titre, si celui si à un intérêt pour le visiteur, son regard continuera sur le texte descriptif. On retrouve la aussi le mode de lecture d’un journal papier.

La fin de la vidéo ne semble pas fonctionner normalement (mais l’animateur enchaîne sur un sujet différent de l’eye tracking), vous pouvez consulter la présentation dans son intégralité sur la page des webinars : SEM Insights into B2B Buyers: Using Search to Understand Your Sales Cycle

Get the Flash Player to see this player.

16 mars 2008

Page 404 - Ne laissez pas tomber vos internautes

Un des points qui permet de se rendre compte très rapidement qu’un site n’a pas subit de vérification basée sur une grille de qualité (du type Opquast) est l’absence d’une page 404 véritablement personnalisée. C’est une erreur courante, on laisse généralement “ce genre de détail” pour la fin de la production du site et malheureusement on oublie souvent de la mettre en ligne ou, dans le meilleur des cas, elle est réalisée rapidement sans attention particulière.

Il est regrettable de consacrer autant d’énergie sur l’optimisation de votre navigation, de vos pages de transformation (validation du panier, inscription à votre newsletter, etc…) et de laisser l’internaute se débrouiller dés qu’il se perd dans votre site…

Un excellent livre blanc à été publié récemment par la société Converteo pour indiquer les bonnes pratiques à mettre en place sur vos pages 404. Un sondage publié dans cette étude indique que près de 40 % des internautes décident de quitter le site après avoir rencontré une page d’erreur 404. Si vous ramenez ce pourcentage a vos taux de transformation… vous réaliserez sans doute qu’il est temps de vous soucier de remettre ces internautes perdus sur la bonne voie.

Je vois que j’ai su toucher un point sensible, voici donc les quelques éléments à prendre en compte sur la préparation de vos pages 404 :

Ne redirigez pas vos internautes sans les prévenir

Beaucoup de sites optent pour la facilité en redirigeant l’internaute sur la page d’accueil ou sur le plan du site sans même leur demander leur avis. C’est grossier… et très frustrant ! Imaginez vous perdu dans les rues d’une grande ville, avant même que vous ayez eu le temps de sortir votre plan (ou votre iphone ;-)) un bus vous embarque et vous dépose sur votre lieu d’arrivée sans vous demander votre avis ! Beaucoup d’internautes n’auront pas le reflex de refaire tout le chemin qui les a menés à la page sur laquelle ils se trouvaient juste avant l’erreur et abandonneront donc la navigation sur votre site.

N’utilisez pas le terme 404

En effet si votre audience n’a pas de sang geek qui lui coule dans les veines, cela ne lui parlera pas. Personnellement j’aurais aussi tendance a éviter le terme “Erreur” qui a une connotation négative.

Conservez la navigation du site, proposez un contenu clair et rapidement compréhensible

Si votre navigation est bien conçue autant l’exploiter au moment ou vos utilisateurs en ont le plus besoin. Inutile de déclencher des questions inutiles, ils sont encore sur votre site, ils doivent trouver les repères qui le confirment. L’espace initialement réservé au contenu (ou catalogue produit) doit simplement être remplacé par un texte court expliquant la situation. Vous pouvez éventuellement faire preuve d’un peu d’humour sur cette page et transformer la frustration due a l’erreur en moment de détente, attention cependant… l’humour de geek, les jeux de mots sur la page 404 ne sont pas forcément compris par tous les internautes. Je me souviens d’une page 404 ou l’on indiquait à l’internaute qu’il avait atteint la fin du web, qu’il n’y avait plus d’autre page a voir, et qu’il pouvait donc éteindre son ordinateur et faire quelque chose de plus constructif… Amusant… mais pas très constructif pour le coup.

Expliquez et prenez la responsabilité pour vous

Ranger quelques instants votre égo de webmaster irréprochable de côté et expliquez à votre internaute que la page qu’il cherche a atteindre n’a pas été trouvée, ne l’accusez pas d’avoir fait une erreur (même si vous savez que c’est de sa faute ;-)), exprimez vos regrets pour la gène occasionnée, n’en faites pas des tonnes non plus ! Le contenu de cette page ne doit servir qu’a renvoyer l’internaute sur une autre page, le texte ne doit pas être trop long.

Proposez d’autres options

Votre internaute est perdu, il faut donc lui donner suffisamment d’information pour qu’il puisse reprendre sa navigation, mais pas trop pour ne pas l’assommer avec des informations non sollicitées. Les éléments principaux à proposer sont : le plan du site (si votre plan de site est trop important, préférez un lien vers le plan), le moteur de recherche (assurez vous que le moteur de recherche est clairement identifié dans votre page, n’hésitez pas à préciser ou il se trouve dans la page si nécessaire). Si la technologie de votre site le permet, analysez l’URL qui a été saisie par l’internaute pour proposer des mots clés à saisir dans le moteur de recherche, encore mieux, proposez des liens (qui existent !) en rapport avec les mots clés de l’URL. La page 404 est susceptible d’être consultée par les robots des moteurs de recherche, veillez à ce que le contenu alternatif proposé soit lisible par les robots. Si vous souhaitez voir un très bel exemple je vous conseil la page 404 d’Apple.fr (et oui on est fan ou on ne l’est pas !)

Tenez compte du feedback

Ne perdez pas de vu que c’est une erreur qui a conduit à l’affichage de cette page, il y a donc probablement un point à corriger. Pensez à bien tagguer votre page 404 avec les scripts de votre outil d’analyse de trafic. Vous devrez récupérer l’URL de la page recherchée et l’URL de la page d’origine. Au lancement d’un site surveillez de près les statistiques de cette page, elle vous donnera des informations précieuses sur les corrections à apporter rapidement, ensuite notez dans votre planning une vérification mensuelle de ces analyses pour ne pas oublier d’y revenir régulièrement. Dans le cas d’une erreur provenant de votre propre site la correction sera rapide, si l’internaute à été mal orienté a partir d’un site partenaire, envoyez simplement un mail au webmaster du site concerné, dans le cas d’un moteur de recherche (si vous avez changé le nom d’une page) mettez en place une redirection de type 301 (qui indique au navigateur et aux robots des moteurs de recherche que la page a été déplacée de façon permanente).

Vous pouvez aussi profiter du fait que des internautes vont forcément consulter cette page pour leur demander de vous remonter les erreurs. Dans ce cas privilégiez des interfaces très simple et rapide d’utilisation (vos visiteurs sont peut-être plein de bonnes intentions, mais ils n’ont pas que ça à faire), insistez sur le fait qu’ils vous rendent service. Le plus simple est d’ajouter une fonction “déclarer un lien briser” dans votre page, celle-ci enverra une fiche de bug par mail au webmaster sans rien demander à l’internaute (toutes les informations nécessaires peuvent êtres récupérées automatiquement en javascript), n’oubliez pas d’indiquez à l’internaute que le message a bien été pris en compte et que vous le remerciez pour son aide. Si vous optez pour un formulaire de contact, cela implique de démarrer une relation avec l’internaute, dans ce cas n’oubliez pas de répondre a son message dès que l’erreur aura été effectivement corrigée.

En plus du livre blanc de la société Converteo, je vous conseil la lecture de l’article du site A list apart sur l’optimisation de vos pages 404, le blog de la société Varien qui propose 26 exemples de pages 404 de sites e-commerce américain et le site 404 research lab qui liste quelques exemples de pages 404.