Cette réforme de l’audiovisuel commence de plus en plus à ressembler à l’acquisition par l’état d’un bouquet capable de transmettre ses idées au plus grand nombre et dans les meilleures conditions. Certains représentants du gouvernement ou porte parole de la majorité se voient sans doute déjà directeurs des programmes tant ils passent leur temps a squatter les médias « reconnus » pour nous expliquer ce qui devrait être diffusé ou pas sur la télévision publique.

De plus, cette réforme de l’audiovisuel prévoit que les futurs présidents de France télévision ou Radio France soient nommés directement par le chef de l’état. A ce sujet, que les citoyens se rassurent, un chef d’état capable de déclencher 2 actions en justice pour interdire la commercialisation d’une poupée vaudou a son effigie, se gardera (sans doute) de faire pression sur un bouquet de chaîne de télévision et de radio si les journalistes de ces derniers ne respect pas le « ton » donné par l’Elysée, ou peut être pas…

Mais cette acquisition et cette prise de contrôle des médias les plus regardés ou écoutés en France ne suffisent pas, encore faut-il étouffer la liberté d’expression des médias alternatifs (ou « non reconnu » pour cité le gouvernement, rappelez-moi depuis quand l’état décide du bien fondé de l’existence d’un média ?). Le Sénat veut étendre à un an le délai de prescription des faits de diffamation sur le web (voir l’article de fluctuat.net). Mais tous les sites ne sont pas concernés, les sites issus de médias traditionnels « régulièrement déclarés ou autorisés » ne seront pas sujets à cette extension de délai. En gros, les sites « white listés » par nos amis de l’Elysée seront encore considérés comme des journalistes dignes de ce nom, les autres ne seront que de vagues blogueurs potentiellement diffamatoire. Vive la liberté d’expression…

Merci à Morgan pour l’info.

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